Syngof | Syndicat National des Gynécologues et Obstétriciens de France

 

Nous venons d’écrire une nouvelle convention avec l’assurance ma­ladie, elle s’appliquera pour 5 ans. Pour la première fois le SYNGOF a été acteur de ce texte, et cela se voit. Pour la première fois depuis 2005 et la mise en place de la CCAM vidée de son contenu financier par les syndicats polycatégoriels, les acteurs des plateaux techniques lourds, représentés par LE BLOC, ont négocié en leur nom propre leurs relations avec l’assurance ma­ladie.
Les objectifs que nous avions exposés en juin ont été tenus :

  1. Maintien d’un espace de liberté tarifaire, y compris dans une option de courte durée à tarif maîtrisé qui permet d’éviter le couperet du déremboursement des “contrats responsables”.
  2. Revalorisation des tarifs opposables des actes techniques mais aussi cliniques avec création de 4 niveaux de consultations.
  3. Revalorisation pour tous des activités d’urgence aux horaires de la permanence de soins et création d’une valorisation des urgences véritables de jour.

Le sujet essentiel du coût de la pratique qui intègre nos charges spécifiques n’a pas pu être traité dans cette négociation ; il fait partie des sujets qui, comme l’ambulatoire, seront travaillés par les partenaires conventionnels dont nous faisons maintenant partie.
Cette signature nous oblige à une représentation au sein des instances conventionnelles. Nous avons besoin d’énergies nouvelles qui s’investiront pour adapter nos modes d’exercice à l’évolution de nos pratiques. Que ce soit en pratique médicale de ville, à l’hôpital public, comme dans les maternités et hôpitaux privés, nos conditions d’exercices doivent répondre à la demande des patientes et nous devons être capables d’influer sur les conditions de financement de nos activités. En réaffirmant notre opposition déterminée à l’étatisation complète du système, contenue dans la loi de modernisation de la santé adoptée en début d’année, nous devons proposer un modèle médicalement plus efficace. Une page se tourne, nous avons prouvé que nous sommes capables, non seulement de nous opposer, mais aussi de proposer un changement acceptable par une administration pilotée par l’Etat. Ce nouveau statut, il va falloir le faire fructifier. Voilà la perspective pour les échéances de 2017.

Dr Bertrand de ROCHAMBEAU
Président du SYNGOF – 06 48 20 16 77

 

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