Edito du Président

 

2021, 2ème année de la pandémie de COVID 19
Nous voici dans la gestion de la 4ème vague de la pandémie… vagues saisonnières, printemps et automne 2020, printemps et automne 2021, en attendant la 5ème vague avec un mutant omicron qui effraie par sa contagiosité. La campagne vaccinale bat son plein et nous devrions être confiants dans notre capacité à encaisser celle-ci encore.

Pourtant, nous voilà inquiets car nos maternités manquent de personnels. L’été et ses congés a saigné les effectifs des personnels soignants, le manque de sages-femmes, d’obstétriciens, d’anesthésistes, de pédiatres ont contraint nos maternités à fonctionner en mode de plus en plus dégradé.

Il faudra pourtant tenir ainsi, sans espoir de prise en compte du travail d’analyse et de proposition réalisé depuis 2018 et terminé en 2020, pour revoir les bases des bonnes pratiques révisant le régime des autorisations d’activité en gynécologie et obstétrique, car dans l’administration de la santé tout s’arrête dans l’attente qu’un président soit élu en 2022.

Nos résultats périnataux se sont altérés durablement depuis le début du 21eme siècle, 30% des départements n’ont plus qu’une offre publique d’obstétrique elle-même en grande souffrance avec 20 à 30% de vacance de postes de praticiens hospitaliers, 13 départements n’ont plus d’offre de gynécologie médicale, le gouvernement légifère en urgence pour limiter les rémunérations des intérimaires qui menace le fonctionnement même des équipes, des milliards d’euros sont déversés pour renflouer les hôpitaux, mais rien ne sera décidé pour mettre le niveau de nos maternités au diapason européen.

 

2021, avenant 9 conventionnel

Arrivée à son terme de 5 ans, la convention médicale des libéraux de 2016 a été prorogée par volonté ministérielle jusqu’après l’élection présidentielle de 2022. 2021 a été l’année de l’avenant 9 de cette convention, dédiée, sur volonté du ministre de la santé, à l’organisation territoriale des soins et au rattrapage des rémunérations de la médecine de premier recours vers les personnes âgées dépendantes et des spécialités cliniques. La gynécologie médicale a ainsi été ciblée spécifiquement. Les effets seront effectifs fin mars 2022.

 

Pour tous, la rémunération de l’avis ponctuel de consultant a été réévaluée de 10%. En obstétrique et en chirurgie gynécologique, les forfaits d’astreintes et de garde ont été réévalués de 20% et la garantie de rémunération en cas d’arrêt contraint d’activité en raison du plan blanc covid 19 a été portée à 80% du chiffre d’affaires constaté avant la crise. Ces avancées n’auraient pas pu être obtenues sans l’implication de vos représentants du SYNGOF au sein du BLOC.

 

2021, une année de plus de « violences gynécologiques »

Depuis 2017, notre spécialité est au cœur d’une révolution des rapports patients soignants. Chacune et chacun de nous est concerné. Dans notre façon d’être, de soigner, d’enseigner, nous devons nous interroger sur l’acceptabilité de l’information que nous donnons ou pas, des gestes que nous effectuons ou pas, des soins que nous prodiguons ou non. Les certitudes issues de l’enseignement que chacun a reçu s’effritent à l’épreuve du quotidien. Notre humanité, au contact de celles qui souffrent et se confient à nous, doit nous guider dans un dialogue constant. Ces échanges peuvent briser nos certitudes, acceptons-les, il nous faut refuser qu’ils brisent nos patientes.

Cependant, prenons garde à ne pas renoncer à la rigueur de nos démarches diagnostiques et thérapeutiques, à ne pas prendre les images pour des réalités, à ne pas éluder les questions qui fâchent, à renoncer à examiner chaque fois qu’il est nécessaire pour cela.

 

2021, la conscience des médecins, toujours menacée

L’année se termine alors qu’une loi toujours en discussion prétend abolir la liberté de conscience des médecins. La loi affirme depuis 1974 la liberté de conscience des médecins. La protection législative sur un fondement de notre pratique médicale ne peut être abandonnée sans conséquence majeur. La protection réglementaire conférée par le code de déontologie médicale est d’un niveau bien moindre. Elle peut changer sur simple décision administrative, elle ne pourra s’opposer valablement aux contrats d’exercice, comme on le voit des clauses d’indépendance des médecins, qui figurent dans le code de déontologie et qui sont quotidiennement ignorées dans les contrats d’exercice que les libéraux signent avec les établissements de santé où ils exercent et ce malgré les avis défavorables des conseils ordinaux. Le SYNGOF continuera à s’opposer à l’abolition de la clause de conscience des médecins.

 

En 2022, soutenez votre syndicat, soutenez le SYNGOF, rejoignez le SYNGOF, faites connaître le SYNGOF à vos associés.

Le conseil d’administration et le bureau du SYNGOF adressent à chacune et à chacun ses meilleurs vœux pour l’année 2022.

Bertrand de Rochambeau

Président du SYNGOF, co-Président du BLOC et d'AVENIR SPÉ - LE BLOC
Avec Dr Philippe CUQ, Dr Patrick GASSER, Dr François HONORAT

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Agir dans nos diversités pour réussir notre avenir

Le SYNGOF est le seul syndicat des gynécologues médicaux et des gynécologues obstétriciens, publics et privés.

Dans cette période de transformation de notre système de santé, le SYNGOF veille à défendre et préserver les spécificités de notre exercice : défense du secteur 2, revalorisation tarifaire de nos spécialités, restauration de l’attractivité de la gynécologie obstétrique hospitalière et juste reconnaissance de la permanence des soins…

Les enjeux sont nombreux : Rejoignez-nous, unissons-nous dans nos diversités pour réussir notre avenir dans un système de santé en mutation !

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