Le SYNGOF et la révision de la loi de bioéthique

Le projet de révision de loi sur la bioéthique est l’occasion de mesurer la place du SYNGOF dans notre société. Le SYNGOF a été le seul syndicat médical à avoir été auditionné par la commission spéciale de l’assemblée nationale qui a étudié le projet de loi du gouvernement.

Maintenant que ce projet de loi est discuté en séance plénière à l’Assemblée Nationale, nous sommes interrogés par la presse grand public. « Le SYNGOF est-il pour ou contre l’ouverture de la PMA à toutes les femmes que promet le gouvernement ? » est la question la plus souvent posée. Le conseil d’administration a autorisé le syndicat à se positionner dans les domaines qui pourraient mettre la profession en difficulté. Après étude du projet, la commission fertilité a validé les points que nous avons portés devant la commission spéciale (Audition publique, vidéo consultable sur le site de l’AN) :

S’opposer à l’exclusion du secteur privé à but lucratif des activités de cryoconservation embryonnaire, des dons et de l’autoconservation des gamètes, tel que cela figure dans le projet de loi. On voudrait créer et entretenir la pénurie que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

Soutenir une meilleure information des femmes et un encadrement de l’autoconservation « sociétale » des ovocytes, c’est-à-dire hors motif médical.

Ecrire dans la loi le rôle premier des Conseils Nationaux Professionnels (CNP) pour éclairer l’agence de biomédecine chargée de définir les recommandations de bonnes pratiques médicales dans le diagnostic prénatal (DPN) et mettre ainsi fin aux choix très personnels de l’agence.

Soutenir le rôle du médecin Gynécologue et Obstétricien dans la pratique de l’IVG pour motif médical et réaffirmer la clause de conscience spécifique à l’activité d’IVG.

Il n’y aura donc pas de réponse du SYNGOF à la question polémique des médias. C’est à la représentation nationale de préciser l’importance de la politique de rupture bioéthique en réponse à la demande du gouvernement.
Le SYNGOF défendra les Gynécologues et les Obstétriciens contre les éventuelles conséquences de cette loi, néfastes à leur exercice. Il dénonce et dénoncera les mesures qui laisseraient craindre que cette loi ne puisse jamais s’appliquer. Situation qui n’est pas si absurde tant le sujet est complexe et les lois mal écrites une réalité.

Contacts presse :
Emeline Barbé – 06 87 76 17 23 – emeline@eb-conseil.net
Dr Bertrand de Rochambeau, Président du SYNGOF, co-Président du BLOC – 06 48 20 16 77