Nouvelle loi de santé : le SYNGOF dénonce des manœuvres destinées à préserver les intérêts financiers de la fonction publique hospitalière au détriment des intérêts sanitaires

La nouvelle loi de santé orchestre une exclusion progressive des professionnels de santé des principaux dispositifs qui sont la base d’un système sanitaire équitable et efficient : les services d’urgences PDSES privés et la mise à disposition du parcours de soins dont ils sont pourtant les principaux garants.

Après les praticiens du secteur public qui s’insurgent contre leur exclusion de la gouvernance des hôpitaux, après les généralistes qui font le constat de leur exclusion dans le domaine de la prévention, de la formation post universitaire, et même de la coordination des activités de soins des paramédicaux, les praticiens libéraux du bloc complètent le constat pour l’hospitalisation en chirurgie et obstétrique.

Disparition des services d’urgences privées : les patients en seront les premières victimes

La restauration du service public hospitalier prépare la disparition des services d’urgences PDSES privées. Les patients en seront les premières victimes car ils seront privés pour les urgences graves de l’expérience des chirurgiens libéraux chevronnés pourtant déterminante dans le bon déroulement de l’intervention. L’engorgement des urgences publiques qui en découlera va aggraver l’efficience des dispositifs sanitaires : ces urgences publiques disent déjà manquer de moyens pour leurs admissions actuelles et n’ont d’autres recours que la vacation de médecins en formations, voire de formations étrangères non éprouvées.
Le SYNGOF accuse sans détours l’administration sanitaire de jouer la mort sur ordonnance des établissements privés, guidée par le fait qu’elle fait carrière dans les hôpitaux publics.

Exclusion de la mise à disposition du parcours de soins : des professionnels de santé déresponsabilisés

Avec la connaissance du parcours de soins, c’est l’évaluation contradictoire de la gestion sanitaire qui est en jeu, aussi bien pour la qualité que pour les coûts. L’administration ne publiera que les chiffres agrégés par elle-même, selon ses intérêts pour masquer ses résultats selon toute probabilité déplorables, au détriment d’une évaluation transparente et équitable . En excluant ainsi les professionnels de santé, l’administration les déresponsabilise, les prive des moyens d’améliorer efficience et qualité des soins et fragilise leur défense. Derrière l’annonce de l’ouverture des données sanitaires, c’est donc au contraire l’occultation des données qui se prépare.

Décidément les politiques ne veulent pas tenir compte du fait que la déresponsabilisation des médecins publics et privés dans l’organisation des soins aggrave, année après année, coût et qualité des soins. Les pouvoirs publics disent combattre corporatisme et rente partout mais c’est en renforçant ceux de leurs fonctionnaires de la santé.

Contacts presse :
Emeline Barbé – 06 87 76 17 23 – emeline@eb-conseil.net
Docteur Jean MARTY – Président du SYNGOF, Co-président du BLOC – 06 09 35 02 77

RETOMBÉES PRESSE:  http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/politique/les-obstetriciens-du-syngof-critiquent-vertement-la-loi-de-sante