Prescription des arrêts de travail post IVG par les sages-femmes : le Syngof dénonce les risques qu’un tel décret fait peser sur les femmes en entretenant la confusion sur leur suivi médical

Le décret élargissant le champ d’action des sages-femmes prévoit qu’elles pourront prescrire un arrêt de travail de 4 jours maximum à la suite de l’IVG, renouvelable une fois.
Le SYNGOF fait remarquer que tout arrêt de travail relève d’une situation pathologique et que toute situation pathologique relève d’une prise en charge médicale par un médecin.
Le SYNGOF souligne que les interruptions médicamenteuses de grossesse ne sont pas sans risque de morbidité, voire de mortalité, et qu’en cas de complication l’intervention d’un médecin est obligatoire.
En conséquence, le SYNGOF estime que la Ministre des affaires sociales, en permettant ces pratiques contre l’avis des médecins consultés, ne mesure pas bien le risque qu’elle fait encourir à la population en voulant masquer la carence organisée des gynécologues.
Ce décret rendant possible la prescription d’un arrêt de travail, renouvelable une fois, apparaît comme les prémices d’une médecine pleinement exercée par une profession qui ne l’a jamais apprise, avec les risques que cela comporte pour les patientes.
Par ailleurs le SYNGOF s’insurge contre la discrimination faite aux femmes majeures  qui s’adressent à leur médecin de ville pour faire pratiquer une interruption de grossesse puisqu’elles n’ont pas le droit à l’anonymat  alors que ce droit est garanti pour toutes les femmes mineures et pour les femmes majeures qui s’adressent aux centres  hospitaliers. Le SYNGOF y voit une intention malveillante de la part du ministère des affaires sociales à l’égard de la médecine de proximité.

Bertrand de ROCHAMBEAU, Président du SYNGOF – 06 48 20 16 77

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