Le SYNGOF alerte les pouvoirs publics sur leur responsabilité dans la définition du champ de compétences des sages-femmes

Au moment de la reprise des discussions avec les sages-femmes ce mercredi, le SYNGOF entend alerter les pouvoirs publics sur les conséquences des dérapages dans la pratique de certaines sages-femmes.

L’autonomisation des sages-femmes, porté par le climat d’effervescence actuel, ne peut se faire au péril des patientes.  C’est pourtant le cas si les sages-femmes dévient vers le suivi gynécologique au-delà de la physiologie à laquelle se limitent leurs compétences. Différentes régions remontent des accidents, par exemple après pose inadéquate de stérilet, non diagnostiquée par les sages-femmes.  Dans l’intérêt général des patientes et de leur suivi médical, les gynécologues ne doivent pas individuellement dénoncer ces pratiques, mais collectivement rappeler aux pouvoirs publics leur devoir de maintenir le champ délimité des compétences des sages-femmes.

Puisque les pouvoirs publics prévoient de communiquer sur les compétences des sages-femmes,  le SYNGOF attend que l’information à la population vulgarise simultanément ces limites et ne laisse pas croire que les sages-femmes peuvent, en toute sécurité, assurer le suivi gynécologique au même titre que les docteurs en médecine.

Ce doit être le garde-fou qui protège les patientes mais également les sages-femmes des dérives dangereuses qui pourraient être passées sous silence par opportunité politique.
Il faut aussi que les sages-femmes sachent que ceux qui les flattent aujourd’hui, en ne les mettant pas en garde contre cette aventure au-delà de leurs compétences, ne seront pas à leurs côtés le jour où leur responsabilité sera engagée.

Contacts presse :
Emeline Barbé – 06 87 76 17 23 – emeline@eb-conseil.net

Docteur Elisabeth PAGANELLI
Secrétaire Générale du SYNGOF
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