Le SYNGOF dénonce la dégradation des moyens à l’hôpital public

Le SYNGOF s’associe à l’ensemble des syndicats de médecins et personnels hospitaliers pour dénoncer la dégradation des conditions d’exercice à l’hôpital public  et le risque qui en découle pour les usagers.

Les maux de l’hôpital public sont connus :

  • Des urgences encombrées : le manque de régulation entraîne un ralentissement de la prise en charge des patients en réel état d’urgence. Le Syngof souligne à ce titre le manque de reconnaissance des gynécologues obstétriciens en tant que réels urgentistes de la femme, alors même qu’ils sont très impliqués dans leur accueil 24 heures sur 24, 365 jours par an ;
  • La suradministration des hôpitaux : largement dénoncée, elle s’opère au détriment du temps de soin : il est temps de redonner des moyens aux soins plutôt que de les attribuer sans cesse et de façon exponentielle aux contrôles  administratifs des soins ;
  • Une évolution inquiétante des Groupements Hospitaliers de Territoire, qui concerne tout particulièrement la périnatalité : malgré les  grandes promesses du ministère de la santé, les soignants garants de la sécurité des soins sont très peu écoutés. La réorganisation des maternités, quand elle s’avère objectivement et médicalement  nécessaire pour un juste équilibre entre sécurité et proximité, est contrée par  des enjeux électoraux.
    Le courage manque pour les restructurations nécessaires. La fusion entre établissements d’un même GHT est la méthode imaginée par les directions  pour « mutualiser les équipes », c’est-à-dire imposer à des gynécologues obstétriciens, pédiatres et anesthésistes, d’exercer sur des plateaux techniques  à la sécurité discutable, ce qui heurte leur engagement  déontologique  au service des parturientes.

  • Le manque de mesures d’attractivité longuement promises aux médecins et jamais mises en œuvre, avec pour conséquence la vacance de très nombreux postes et le recours aux médecins intérimaires qui pèsent sur le budget hospitalier ;

    Ces évolutions mettent en danger à brève échéance la sécurité des soins apportés en toutes circonstances et à tout âge aux femmes.

    Le SYNGOF ne veut plus de promesses sans lendemain et exige des actes. Membre d’Avenir Hospitalier, le SYNGOF invite chacun de ses membres à mobiliser les usagers  en soulignant  la gravité de la situation.

    Contacts presse :
    Emeline Barbé – 06 87 76 17 23 – emeline@eb-conseil.net
    Pascale LE PORS-LEMOINE, vice-Présidente du SYNGOF – 06 60 76 48 15