Nouveau statut du Praticien Hospitalier : NON à la mise sous tutelle locale !

Le recrutement national et l’indépendance professionnelle sont les seules garanties de la qualité du service public hospitalier.
Le SYNGOF a pris connaissance du vote favorable de l’article 6 du projet de loi de transformation du système de santé par l’assemblée nationale le 25/03/2019. Cet article fusionne les statuts de titulaires à temps partiel et à temps plein. Désormais accessible sans concours, ce nouveau statut ouvre grand la porte à des recrutements locaux à la discrétion de la gouvernance de l’établissement. Ce vote a eu lieu avant toute concertation.
Nous voyons dans cette gouvernance locale le risque de praticiens mis aux ordres, nommables et révocables et sous influence, ce qui est en profond désaccord avec notre devoir et possibilité de faire respecter la déontologie, c’est-à-dire la qualité des soins au service des usagers. En outre, cette mise sous tutelle de l’administration va à l’encontre des promesses de rééquilibrer une gouvernance ayant conduit à la désertification des hôpitaux, 30% des postes de médecins hospitaliers étant vacants.

Le SYNGOF souligne que l’évolution des hôpitaux ne peut se concevoir que centrée sur de réels projets médicaux, assurant aux usagers la qualité et la sécurité des soins. Supprimer le concours de recrutement de praticien hospitalier, c’est faire fi de l’engagement dans la carrière de praticien hospitalier, c’est faire fi du niveau requis des candidats pour soigner la population. La gynécologie obstétrique, spécialité particulièrement éprouvée par les restructurations sur fond de polémique locale, souligne qu’il est urgent de redonner de l’attractivité aux métiers de praticiens hospitaliers à hauteur des compétences, des responsabilités, de la pénibilité assumées par vocation. Qualité de recrutement et indépendance professionnelle sont indispensables à l’exercice de gynécologue obstétricien des hôpitaux : la plus grande vigilance est de mise et une mobilisation serait absolument nécessaire si cette ligne rouge devait être franchie.

Le SYNGOF appelle tous ses membres à soutenir et défendre l’action de son intersyndicale APH et son engagement en faveur d’un recrutement national, seule garantie de la qualité du service public hospitalier.

Contacts presse : Emeline Barbé – 06 87 76 17 23 – emeline@eb-conseil.net
Pascale LE PORS-LEMOINE, vice-Présidente du SYNGOF – 06 60 76 48 15