Les maternités françaises pointées du doigt par les statistiques européennes de Peristat (1) : le Syngof dénonce la perte de compétences dans les métiers de la naissance

Le Syngof demande la correction de la politique menée dans l’intérêt financier exclusif de l’administration hospitalière publique au détriment de la sécurité et du confort des mères et des enfants
Après le rapport annuel de la Cour des comptes en 2012 qui dressait un bilan sévère de notre politique de périnatalité, ces statistiques mettent de nouveau en évidence le taux inquiétant de mortalité des mères et des enfants dans les hôpitaux français. L’urgence d’une remobilisation soulignée par le rapport de la Cour des Comptes n’a donc pas été suivie des faits.
Les Pouvoirs publics de droite et de gauche ont mené depuis 10 ans, à la demande de l’administration des hôpitaux publics, une politique périnatale catastrophique de concentration des maternités dans un but économique.
Les médecins hospitaliers publics déplorent que le rapprochement des établissements se fasse toujours au détriment du privé. Le coût des accouchements et des soins périnataux (hospitalisation et honoraires dépassements compris) s’est en effet alourdi avec le passage du secteur privé au secteur public.
Aujourd’hui les statistiques de Peristat témoignent du résultat désastreux : les femmes sont lassées de la dépersonnalisation induite et demandent la création de Maisons de naissance qui tournent pourtant le dos aux mesures de sédations et de sécurité.
Mettre en place des indicateurs de la sécurité des mères et des enfants
Le Syngof et le syndicat des neo-natologues demandent la création d’indicateurs sérieux pour alimenter la base Peristat et sortir la France de la catégorie des cancres, incapable de produire des statistiques exhaustives.
Il suffit de passer du certificat papier du premier jour des nouveau-nés en certificat en ligne pour une exploitation directe. Il faut prévoir la revalorisation de l’examen en C2 demandé par les obstétriciens. Les données seront directement exploitables.
Le Syngof demande à la Ministre, seule habilitée pour cela, de diligenter une enquête dans les contentieux de l’ONIAM sur la situation et la formation des professionnels qui ont participé aux soins périnataux ayant eu pour conséquence des sinistres examinés dans les CRCI. Cette analyse rigoureuse sera une attitude nouvelle.
Le Syngof demande une politique qui sécurise les praticiens et les motive pour compenser la responsabilité et les contraintes qui dissuadent les praticiens de formation française et les détournent de la périnatalité avec les résultats que l’on voit. Aujourd’hui, ces praticiens sont très bas dans la grille de revenus et très hauts dans le montant de leurs assurances.
Enfin, le Syngof demande l’arrêt de la fermeture de leurs maternités privées qui découragent les obstétriciens sans leur proposer de reclassement acceptable dans le secteur hospitalier.
Années après années, la situation reste déshonorante pour la France, cruelle pour les femmes et les enfants. Quand calmera-t-on l’appétit des administrations hospitalières qui sacrifient, dans l’indifférence générale, femmes et enfants ?

(1) Statistiques périnatales : peristat : http://www.europeristat.com/)

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Docteur Jean MARTY
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