Réponse de J. Marty sur le « point du mari »

Le Président du SYNGOF, Jean Marty, a souhaité prévenir l’épanouissement de fausses idées à l’occasion d’une polémique artificielle sur le «point du mari» et qui est relancée par ses instigateurs. Cette polémique peut être dangereuse si elle conduit à diffuser des idées médicales.

Des études sérieuses sont régulièrement faites pour améliorer, dans des cas limités, la sexualité des couples par des plasties lorsque l’indication est mûrement réfléchie. Les médecins savent que le succès doit se juger sur la satisfaction des deux partenaires. La physiologie apprend que la satisfaction de l’un est essentielle à la satisfaction de l’autre partenaire.

Toutefois les générations successives de médecins ont constaté que chaque tentative de corriger largement les difficultés sexuelles par des gestes chirurgicaux chez les hommes et les femmes est vouée à être abandonnée.

Les gynécologues savent que l’état des organes génitaux joue un rôle bien moins important sur la sexualité que ne le pensent habituellement les profanes… Tous les professionnels d’expérience savent que le premier organe sexuel est le cerveau.

Il nous est apparu important de donner cette information à l’occasion de la polémique sur ce que certains ont voulu appeler «le point du mari», avec le souci que la population masculine et féminine n’investisse pas trop dans des possibilités chirurgicales d’améliorer leur situation dans leur vie sexuelle.

Les accouchées ne devraient pas craindre non plus qu’un geste au cours d’une réfection périnéale puisse avoir un effet négatif durable. Les médecins sont fondés à rassurer leurs patients et patientes sur la capacité du vagin à une bonne récupération habituelle à moyen terme.

N’est-il pas dès lors nuisible de stigmatiser les professionnels dans un amalgame malencontreux et de rajouter à l’angoisse des femmes autour des gestes parfois nécessaires lors de l’accouchement par voie naturelle ?

Docteur Jean Marty,
Président du SYNGOF
06 09 35 02 77