Auto-prélèvement vaginal : le SYNGOF met en garde contre l’amalgame avec la consultation gynécologique que le prélèvement ne saurait remplacer en matière de prévention

Une équipe de chercheurs tourangeaux, que nous félicitons, a montré qu’un auto-prélèvement vaginal à domicile pouvait être aussi efficace qu’un frottis pour dépister un cancer du col de l’utérus. Leur étude[1] a été publiée le 20 mai dernier dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’Institut de Veille Sanitaire (InVS), entièrement consacré à cette pathologie.

Il est important de préciser que pour les chercheurs il ne s’agit pas de remettre en cause les frottis cervico-utérins. Leur ambition étant d’offrir à de nombreuses femmes qui ne participent pas au dépistage par frottis une « alternative » plus accessible. Si l’auto-prélèvement est positif, les femmes devront consulter un gynécologue pour vérifier leur col et effectuer des examens complémentaires.

Toutefois, Elisabeth Paganelli, gynécologue à Tours et secrétaire générale du SYNGOF, alerte sur le risque de confusion chez les femmes, celles-ci pouvant en conclure qu’une consultation gynécologique se résume à un frottis : les femmes ont besoin d’une prise en charge gynécologique de prévention, pour l’examen clinique des seins, de la vulve, pour la recherche de fibromes et d’endométriose et la prévention de l’IVG par la contraception.

Contacts presse : Emeline Barbé – 06 87 76 17 23 – emeline@eb-conseil.net
Dr Elisabeth Paganelli, Secrétaire Générale du Syngof – 06 33 12 07 04

[1]Etude menée entre 2009 et 2011 auprès de 722 femmes âgées de 20 à 65 ans.