Actualité PH… et billet d’humeur !

Actualité syndicale, Avenir Hospitalier

La loi santé qui sera examinée à l’assemblée nationale début avril est également vivement débattue côté PH…
Elle comporte un volet de rééquilibrage en faveur des soignants, de la loi HPST excessive dans les pouvoirs donnés aux directions, et un amendement de l’organisation en pôles en particulier dans les structures les plus petites : c’est pour cela que côté PH – et sans du tout critiquer le mouvement libéral – elle est plus à amender que jeter.
Les Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) inquiètent, non sur leur principe (utilisation des moyens territoriaux disponibles au service des usagers : la périnatalité est particulièrement concernée !!) , mais sur leurs modalités de réalisation : le fondement de ces GHT doit être un PROJET MEDICAL VRAI (c’est-à-dire élaboré par les médecins, défendant la sécurité des soins, intégrant les données démographiques et géographiques, conduisant le cas échéant à des restructurations raisonnées), et non un projet administrativement imposé…
FHF (directeurs) et conférence des présidents de CME demandent à pouvoir affecter les PH sur plusieurs établissement « en faisant sauter le verrou de leur accord »…
Ceci ne figure pas actuellement dans le texte, et constituerait un casus belli : c’est ce que Syngof et Avenir Hospitalier ont souligné auprès de la « commission Martineau »  chargée des GHT.
La commission Le Menn chargée de l’attractivité des carrières aborde 8 thèmes :

  1. Choc démographique (retraites progressives, interim),
  2. Simplifier et fluidifier le recrutement (continuité avec internat, amélioration début de carrières),
  3. Dynamiser carrières de PH (temps non clinique 20% : recherche, enseignement),
  4. Dynamiser les parcours professionnels (évolution des orientations au fil de la carrière),
  5. Règles de décompte du temps de travail (voir ci-dessous),
  6. Le DPC (!!) réapparition outre les objectifs nationaux d’une part FMC choisie,
  7. Améliorer les conditions de travail (accueil jeunes, conditions de garde, reflux charges administratives),
  8. Revaloriser le rôle du corps médical dans la gestion du temps de travail.

Au sein de cette mission, et aussi dans le prolongement du mouvement des urgentistes, 2 groupes auxquels le Syngof via Avenir Hospitalier participe bien sûr sont à l’œuvre :

Temps de travail et régime indemnitaire :

  • 48 heures hebdomadaires est une borne supérieure, et non une norme (loi/ salariés = 39 heures)
  • Reconnaissance d’une 5éme plage de travail par jour (jusque là 24 heures = 4 plages, soit 6 heures la demie journée et 10 demies journées par semaine… prise en compte par exemple des journées opératoires prolongées y compris en programmé).

Sur la demande insistante – exigeante – des intersyndicales, la ministre ouvre les discussions sur le temps de travail, au-delà des urgentistes, aux « autres spécialités, présentant des sujétions comparables liées à la prédominance d’activités en travail posté et en permanence des soins » (instruction de la ministre à la DGOS réunions à venir en mai 2015).
Il apparait évident que l’obstétrique est concernée par la « forte sujétion«  et votre syndicat le fera valoir si les gynécologues obstétriciens se sentent concernés…
Certains peuvent snober, mépriser ces discussions sur le temps de travail, et moi la première, j’échangerais encore le travail sans limite contre liberté et reconnaissance… mais en sommes-nous là dans les hôpitaux en 2015 ?
Ricaner sur les revendications de temps de travail, tout en subissant un management administratif pesant, et une manifeste dégradation de pouvoir d’achat des PH n’a que trop duré !
Les chirurgiens, en général, ont été réticents initialement à l’application de la circulaire sur les astreintes et repos de sécurité imposée à la France via l’Europe : en levant le nez du guidon n’en sont-ils pas maintenant contents ? Si, bien sûr que si !  Les « jeunes » ne s’y trompent pas.

Enfin, si le DPC reste une usine à gaz, à la demande des syndicats la part de FMC choisie réapparait.
Il est important de réaliser ce qui se joue actuellement et qui ne doit laisser aucun PH indifférent.

Consultations, bloc opératoire, gardes « forte sujétion »… le gynécologue obstétricien des hôpitaux « peine à trouver du temps pour s’investir dans le syndicat ».

Le Syngof qui soutient les PH (non seulement dans les discussions capitales en cours, mais aussi très régulièrement quand ils sont en difficulté et passent par les commissions statutaires ou disciplinaires du CNG) reçoit il faut le dire, en retour trop peu de cotisations pourtant indispensables à son efficacité et sa représentativité.

Vos conditions d’exercice professionnel en dépendent :
Rentrez dans le jeu démocratique et soutenez votre représentation
Prenez 5 mn pour adhérer au Syngof  (Adhesion 2015) : l’avenir vous le rendra !
… ou baissez les bras, et subissez !

Pascale LE PORS-LEMOINE
Vice-présidente Syngof
Vice-présidente Avenir Hospitalier