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2021 sera une année de combats syndicaux !

2021 sera la deuxième année de la pandémie de Covid-19, combien y aura-t-il d’années de lutte quotidienne contre ce mal qui se propage par nos interactions sociales humaines quotidiennes ?

Le « Tsunami » qui a noyé le monde de la santé n’en finit pas de ses répliques. Le gouvernement de la France, tout occupé à rationaliser les soins sur ses critères économiques, s’est trouvé en 2020 fort dépourvu. Il s’est concentré sur ces hôpitaux qui n’étaient pas prêts à un tel défi, car pas conçus pour répondre efficacement à un tel afflux de patients. Il a abandonné les soignants libéraux à leur sort, incapable d’équiper ceux-là même qui aurait pu empêcher les hôpitaux d’être submergés, il les a mis à l’arrêt.

L’échec initial a révélé l’impréparation d’une administration de la santé, administration d’état, qui depuis la loi de 2016 a les pleins pouvoirs, les politiques ayant les pleines responsabilités. L’échec a été relevé par une mobilisation sans précédents des soignants, brisant les barrières érigées par le système, à l’origine d’initiatives salvatrices, saluées en leur temps par tous. Mouvements très efficaces et bien vite enterrés par un « Ségur de la santé », initiative politique entérinant les vérités du système : on s’appuie sur la planification antérieure, dite médico-économique.

Notre Ministre de tutelle, encore noyé sous la vague de la Covid, semble incapable d’envisager autre chose que de laisser faire son administration tentaculaire. Il n’a qu’une mission : la crise Covid et la vaccination qu’il faut réussir, le reste c’est l’administration qui gère la transformation du système de santé qui ne s’est pas arrêtée. L’interface que nous avions avec le ministère de la santé a disparu.

2021 verra l’adoption de la révision de la loi de Bioéthique, aux facettes multiples, sources de progrès pour certains et d’inquiétude pour d’autres. La réforme des retraites mise à mal par les mouvements sociaux avant la crise de la Covid va réapparaitre, selon le tempo que décidera le Président de la République. La première semaine d’avril verra la représentation professionnelle des libéraux redistribuée, alors même que le gouvernement a prolongé unilatéralement la convention des libéraux jusqu’en 2023 pour cause d’année électorale nationale.

En 2021, les retards de soins de 2020 vont peser encore plus sur l’activité médicale. La coordination des soins en dehors de l’hôpital, confiée aux ARS chargées des CPTS, va absorber des centaines de millions d’euros pour un résultat escompté très incertain, tant la logique médicale est remplacée par une logique de « supermarchés » où les objectifs de flux de patients sont prioritaires sur les logiques des compétences humaines.

2021 sera une année de combats syndicaux, pour gagner une nouvelle représentativité, pour être force de proposition de valeurs humaines à forte performance médicale dans la transformation de notre système de santé, pour relever le défi de la pandémie en préservant la bientraitance de nos patientes.

En 2021, le SYNGOF aura besoin de vos adhésions et de votre soutien dans une année qui sera difficile pour tous : c’est dans l’adversité qu’il faut nous retrouver ensemble.

En 2021, le SYNGOF change son image. A l’instar de chacune et chacun d’entre nous, le syndicat évolue avec vous. Plus jeune, plus proche de l’ensemble de nos activités, toujours opiniâtre, le SYNGOF vous accompagne au quotidien. N’hésitez pas, rejoignez-nous : https://syngof.fr/adhesion-au-syngof/

Adhérez, réadhérez au SYNGOF !

Bertrand de Rochambeau, Président du SYNGOF, co-Président du BLOC