Journée mondiale du droit l’avortement: Le SYNGOF réaffirme son soutien indéfectible au droit des femmes et encourage le gouvernement à écouter les acteurs de terrain pour régler dans chaque territoire les difficultés d’un égal accès aux soins

Le Conseil d’administration du SYNGOF, principal syndicat des gynécologues et obstétriciens, dans sa séance extraordinaire du 27 septembre 2018, a renouvelé sa confiance à son président le Dr Bertrand de Rochambeau. Il le remercie de son engagement à défendre tous les gynécologues et gynécologues obstétriciens qui s’engagent pour un égal accès à des soins de qualité pour les femmes en toutes circonstances.
En cette journée mondiale du droit à l’avortement, le SYNGOF rappelle son soutien à ce droit incontestable et incontesté pour lequel nombre de gynécologues au sein du syndicat se sont battus aux côtés des femmes avant l’existence de la loi Veil. Mais le SYNGOF réaffirme que la clause de conscience des médecins ne doit nullement être remise en cause et dénonce fermement l’attitude qui consiste à la rendre responsable des difficultés d’accès à l’interruption volontaire de grossesse. Le SYNGOF rappelle que tout gynécologue faisant valoir la clause de conscience se doit d’orienter sans délai sa patiente vers un confrère pratiquant l’IVG.
Le syndicat ne nie pas pour autant les difficultés parfois rencontrées par les patientes, en particulier pendant les périodes de vacances où le nombre des acteurs diminue fortement.
L’Etat est l’organisateur et le responsable de l’accès au service d’interruption volontaire de grossesse en France. Les solutions à ce défaut de service public se trouvent dans la décision politique de donner les moyens nécessaires à ce service. Le défaut de moyens est une des principales causes de souffrance des soignants et par suite de maltraitance des patientes[1].
Le SYNGOF exhorte le gouvernement et le Président de la République à écouter les acteurs de terrain pour régler dans chaque territoire les difficultés d’un égal accès aux soins dans les maternités.

[1]
HCE les_actes_sexistes_durant_le_suivi_gynecologique_et_obstetrical_20180629
Accadémie de médecine Rapport-M-crépin-18-septembre-2018