IVG médicamenteuse : STOP à la polémique !

La polémique alimentée sur les réseaux sociaux depuis la publication du communiqué du SYNGOF en date du 13 juin a dévié du propos initial du syndicat. En effet, le SYNGOF se félicite que l’IVG médicamenteuse de ville puisse être réalisée par une représentation plus étendue du personnel médical, ce qui permet aux femmes d’y accéder dans les meilleurs délais et conditions.
Le SYNGOF rappelle que son propos s’applique à l’IVG médicamenteuse de ville  pour les grossesses de moins de 5 semaines. C’est en effet dans ce cadre unique qu’une IVG médicamenteuse peut être pratiquée par un médecin de ville, un centre de planification ou une sage-femme pour une femme qui souhaite une IVG sans hospitalisation.
A l’inverse de l’IVG médicamenteuse à 9SA, pratiquée en établissement de santé, et de l’IVG chirurgicale, l’IVG médicamenteuse de ville présente l’intérêt d’être démédicalisée et donne à la femme la liberté de choisir le jour de la prise de ses médicaments en fonction de ses contraintes personnelles et professionnelles. C’est dans le souci de garantir cette liberté et cette discrétion que le praticien conviendra du jour le plus approprié pour la prise des médicaments et l’expulsion et s’adaptera aux contraintes de sa patiente. Le Syngof s’inscrit ici dans l’esprit des recommandations de la HAS en date de décembre 2010 qui stipulent que l’accès à l’IVG doit être simple et rapide.
L’arrêt de travail est étudié au cas par cas, mais le SYNGOF réaffirme que l’IVG médicamenteuse avant  7SA maximum a pour vocation d’être pratiquée au plus tôt dans l’évolution de la grossesse en vue de minimiser le risque traumatique et les complications post ivg pour la femme. En outre, le SYNGOF souligne qu’un adulte accompagnant doit obligatoirement être présent le jour du saignement.  Faut-il prévoir un arrêt de travail pour l’accompagnant dans ce cas ?

Contacts presse : Emeline Barbé – 06 87 76 17 23 – emeline@eb-conseil.net
Dr Elisabeth PAGANELLI, Secrétaire Générale du SYNGOF – 06 33 12 07 04
Dr Bertrand de ROCHAMBEAU, Président du SYNGOF – 06 48 20 16 77