Pilules : la position française critiquée par des parlementaires européens

Actualité syndicale, Gynécologues médicaux

Mardi 26 mars avait lieu un débat au sein de la commission environnement et santé du Parlement européen autour de la pilule, qui mit en lumière la diversité des situations en Europe sur ce point. La multitude d’interventions a mis en évidence la difficulté de trouver une position commune au sein de l’Union européenne pour une plus grande harmonisation et un contrôle des pratiques de prescription.

La preuve d’un rapport bénéfices/risques satisfaisant pour ces produits a été rapportée par June Raine, présidente du Comité d’évaluation du risque de pharmacovigilance (Prac) de l’EMA.

Sa vive critique de l’approche choisie par les autorités françaises, en particulier l’arrêt de Diane 35, anti-acnéique largement utilisé comme contraceptif en France, est rejointe par la députée française Françoise Grossetête (UMP, PPE).

Face à l’anxiété liée à la restriction d’utilisation décidée sur les contraceptifs de troisième et quatrième générations, il apparaît nécessaire d’« agir rapidement pour lutter contre le sentiment d’insécurité chez les femmes en France et ailleurs », comme le souligne June Raine.

Comme elle l’a également précisé, les bénéfices sont bien supérieurs aux risques connus depuis des décennies.
La difficulté première réside dans le fait que les indications et les informations du produit ont été définies au niveau national. Il en est de même concernant la fixation des prix et le remboursement, les décisions sur le contrôle de la promotion ou pour déterminer si un produit est disponible avec ou sans prescription.

Source : APM – 27 mars 2013